Trucs et astuces

Voici quelques conseils pratiques afin de préparer vos randonnées dans les meilleures conditions.

           

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Quelques plantes utiles
     


         

Il peut être très utile de connaître quelques plantes pour soigner les petits bobos en urgences ou pour éviter des complications. Pour le moment, les plantes suivantes sont autant utiles à l’Homme qu’au cheval. Si vous avez des suggestions, des connaissances complémentaires, des recettes, n’hésitez pas à nous les communiquer.

           

Ceci dit, il n’est naturellement pas question de remplacer les médicaments vétérinaires standards par les plantes : il s’agit de dépannage, d’astuces, mais LE remède miracle n’existe pas...

           

Le Thym (Thymus vulgaris)

 

     
 
       
 

Le véritable thym (Thymus vulgaris) ne se rencontre en Suisse que dans les jardins, mais une autre variété, le thym serpolet est fréquent. Cette petite plante pluriannuelle et ligneuse dont l’odeur n’est pas sans nous rappeler la Provence, le soleil et les garrigues aime les climats des endroits chauds et secs. On le rencontre fréquemment dans les prés du Jura.

 

       


Si le thym n’est pas particulièrement décoratif, il est en revanche apprécié pour ses propriétés aromatiques (on utilise les feuilles et les sommités fleuries) et entre également dans la composition de thé aux herbes.

 
       
 

Le thym contient des huiles essentielles possédant des propriétés médicinales. On lui reconnaît des effets antispasmodiques, antiviraux et expectorants.

Dans les croyances populaires, le thym était considéré comme purificateur, apportait amour, santé et courage. On en faisait brûler le soir dans la chambre à coucher pour s’assurer un sommeil paisible, réparateur et sans cauchemar.

           
 

Mentionnons encore, Messieurs, que porter des caleçons conservés avec du thym est censé améliorer vos performances...

 

         


La Grande Consoude (Symphitum officinalis)

     
 
       
 

La grande consoude est assez commune dans les prés humides, le long des fossés, des rivières, etc… On la rencontre entre 400m et environ 1’000m d’altitude, dans des zones plutôt humides, mais ensoleillées. Elle convient très bien pour combler un vide dans un jardin, mais elle est envahissante…

 

Sérieusement, cette plante est vraiment intéressante pour deux de ses principes : elle calme la douleur très rapidement et est hémostatique. En plus, elle active la cicatrisation et, si on mange régulièrement les jeunes pousses en salade ou des rondelles de racine en bouillon, c’est un bon reminéralisant (imaginez les quantités pour un cheval !)

 

         


 


Hémostatique ? Une éraflure, une coupure (même profonde, en attendant les points de suture) : une ou deux feuilles chiffonnées pour faire sortir le jus, en pansement sur la plaie. Le sang arrête de couler et on peut passer à autre chose.


Une brûlure, une douleur intense ? Un bout de racine (en rondelle, ou, mieux, hachée), un morceau de gaze et un pansement pour faire tenir le tout. Ca soulage rapidement.

Il est difficile de conserver des feuilles fraîches et les feuilles sèches n’ont plus d’action. Par contre, on peut conserver les racines au réfrigérateur pendant plusieurs semaines. On peut même en prendre avec soit (en randonnée, p.ex.), emballée dans un film plastique.

 

         


Les racines sont extrêmement efficaces contre la douleur. C’est même l’une des rares choses qui calme lors de crises aigües d’arthrose. Mais l’effet ne dure pas (une heure environ) et c’est très salissant. Le jus des racines devient rapidement noir et tache tout (les tissus, de façon définitive).

 
       

 

         

La Scolopendre officinale (Scolopendrium officinalis)

     
           
 

La scolopendre officinale, nommée aussi « Langue de Cerf », est une plante très commune sur les vieux puits, les vieux murs et les rochers. elle est plus facile à trouver en forêt, dans les pentes qui restent humides toute l’année et exposées au Nord et les terrains caillouteux et bien drainés, mais mouillés. De la famille des fougères, la Scolopendre est vivace,c'est une herbacée et n’a point de tiges : ses feuilles sont assez grandes, allongées, d’un beau vert, lisses et luisantes, coriaces et difficiles à déchirer. Les feuilles utilisables ont entre 25cm et 40cm de long. La scolopendre pousse en touffes.

 


 

Sur le revers de ses feuilles, on voit de petits paquets, de petits corps ronds assez durs, placés sur deux lignes parallèles, qui ne sont rien d’autre que les fleurs ou les fruits selon la saison. C’est une façon de parler, puisqu’il s’agit simplement des spores à différents stades de maturité. Les feuilles sont « mûres » lorsque les spores sont prêts à être libérés (lignes brun foncé).

Avant, inutile de les cueillir, il n’y aura aucun effet… Prenez le temps de retourner les feuilles et de ne prélever que quelques spécimens par touffe, en les coupant à la base avec des ciseaux afin de ne pas tout arracher.

On emploie avec avantage les feuilles de la scolopendre officinale pour combattre les affections de la poitrine, des voies urinaires, du foie et de la rate. En fait, les spores de la scolopendre sont un bon mucolytique, tout simplement !

L’infusion, très agréable à boire, se fait à la dose de 10g à 20g par ½ litre d’eau. On fait également un sirop de scolopendre, avec de l’eau, du sucre et de la scolopendre en parts égales. « Scolopendrium », parce que les spores ont la même disposition que les pattes d’un mille-pattes.

           
 

Si la scolopendre est assez répandue dans certaines régions, notamment le pied du Jura, elle n’en demeure pas moins une plante protégée, puisque ses zones d’habitation sont de plus en plus restreintes. Donc, si vous en cueillez, restez raisonnables : un sac en papier taille « super marché » de plantes fraîches pour une année de consommation d’une famille complète et pour trois chevaux.

           
 

Les feuilles sont à maturité entre septembre et octobre, mais elles sont très sensibles au gel. Dès les premiers grands froids, les feuilles noircissent.

           
 

Après la cueillette, il est conseillé de couper au ciseaux les feuilles en petits tronçons (1 à 2cm de large) qu'on mettra ensuite à sécher sur un buvard. Les spores qui tombent lors du séchage peuvent être récupérés. le tout est conservé dans une boîte en métal.

           
 

La scolopendre est utilisée en infusions pour les humains, lors de refroidissements et de nez bouché : une bonne poignée de feuilles dans un pot d’eau bouillante. Il est conseillé de laisser les feuilles dans le pot et de boire régulièrement un verre de cette tisane, tout au long de la journée. La scolopendre donne une infusion rose clair, plutôt douceâtre. Les muqueuses étant plus fluides, on se mouche facilement, on tousse moins et même les maux de tête liés au rhume disparaissent.

           
 

Pour les chevaux, l’effet est le même, mais il faut compter deux bonnes poignées de feuilles matin et soir dans la mangeoire. Dès les premiers signes d’atteinte des voies respiratoires, les feuilles de scolopendre séchées sont incorporées aux repas  : écoulements naseaux épais (mais pas jaunes !), petits toussotements… A vous de connaître vos chevaux.

           
 

Pour la petite histoire, une connaissance donne depuis des années des feuilles de scolopendre à son cheval, suite à une mauvaise bronchite dans son jeune âge. Le pauvre cheval n’a jamais complètement récupéré et tousse régulièrement au printemps et en automne. Pendant ces périodes, il mange sa ration de scolopendre pendant plusieurs semaines et ne tousse pas. Une année, le froid est venu plut tôt que d’ordinaire et il y a eu une rupture de stock. Elle en a été quitte pour demander un sirop à son vétérinaire…

           
 

Une autre personne a affirmé que son cheval mangait cette plante quelques jours puis triait soigneusement sa ration de grains pour laisser les feuilles dans la mangeoire. En général les chevaux acceptent assez bien les petites préparations à base de plantes. Toutefois, si votre cheval les refuse, c'est peut-etre que son organisme n'en a plus besoin...

           
           
 

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